Janvier 1986 : l’accident de Challenger

Une réflexion, entendue sur France Info ce matin, m’amène à écrire cet article : l’accident de Challenger en janvier 1986 serait du… au froid. Un mensonge en relation au report du lancement de la NASA à cause de la météo. Un peu comme des accidents de la route causés par le brouillard (et pas par l’imprudence de certains conducteurs). Un peu léger comme analyse.

Challenger, Janvier 1986

Cet article de Wikipedia explique clairement, me semble-t-il, les raisons réelles de ce drame. Si le froid est incontestablement un élément de contexte décisif, ce n’est certainement pas la véritable cause. Plutôt que de paraphraser l’article dito (que je vous laisse le soin de lire) je résumerais en quelques phrases.

Un réservoir de la navette était étanchéifié par un joint torique en caoutchouc. Les ingénieurs savaient depuis une dizaine d’années que cela était problématique en cas de froid : le caoutchouc perd sa plasticité (ce qui n’est tout de même pas un fait extraordinaire…). Or, lors de la réunion de “go/nogo” avant le lancement, l’Ingénieur en chef a alerté sur ce problème sans être entendu. Était-ce le manque de clarté de l’explication (ce n’est pourtant pas très compliqué à comprendre…) ou bien l’entêtement “business” du chef de mission… ? Le fait est que, malgré ces avertissements, la décision – fatale – fut un “go”. Et 73 secondes après le décollage, la navette explose : 7 morts.

Cette histoire réelle est en relation avec l’agile : l’auto-organisation de l’équipe passe par un changement dans les prises de décision : de l’autorité (par exemple le plus haut salaire dans la salle) à l’information et la compétence.

Quelles sont les conséquences de décisions prises sans tenir compte de l’avis des “sachants” ?

Je vous suggère de visionner cette animation de 10 minutes : La capacité d”excellence selon David Marquet – utilisée par exemple dans les formations SAFe. Ou bien ce principe de décentralisation, qui me semble être une étape aujourd’hui accessible dans les organisation.

En dernière analyse, ce sont nos valeurs qui priment. Qu’est-ce qui est important ? (La réponse constitue nos valeurs). Et une question sous-jacente : d’où viennent nos valeurs ? Sommes-nous encore aujourd’hui en accord avec elles ?

Car elles guident nos décisions et nos actions.