Le temps des BOFS

Vous connaissez peut-être la métaphore de l’autoroute de l’information. Poursuivons cette métaphore. Les GAFAM (plus twitter quand même) sont alors des camions qui parcourent ces autoroutes en transportant nos informations, nos messages… L’expérience montre aujourd’hui que ces transporteurs s’arrogent un droit unilatéral de censure. Telle « marchandise » peut être transportée, telle autre non.
C’est le NOM2 (Nouvel Ordre Mondial et Moraliste).

Si les transporteurs décident de ce qu’ils transportent ou pas, qu’en est-il des propriétaires des autoroutes ?

  • Bouygues Telecom
  • Orange
  • Free
  • SFR

Ces BOFS pourraient très bien décider unilatéralement des camions qui peuvent circuler… ou pas, donc par conséquent des « marchandises » transportées.

Les BOFS eux-aussi se comportent en seigneurs féodaux. Il n’est qu’à voir la « relation client » de ces sociétés privées pour comprendre que nous ne sommes plus des clients mais des consommateurs captifs. Ce qui était un service public est aujourd’hui un pré-carré de privés. Donc des individus, avec leurs propres valeurs, croyances… Une partie des impôts s’est transformée en « abonnements » (les impôts n’ont pas baissé pour autant).
Anti-démocratique.

Le territoire était géographique et sous contrôle du seigneur du coin. Avec toutefois des différences. L’Occitanie par exemple se distinguait par une évolution extraordinaire : droit des femmes, embryons de démocratie, cohabitation des religions… Le Paratge.

Aujourd’hui, le territoire est numérique, partitionné en « fonctions » : moteur de recherche, réseau social « populaire », bureautique… Et chacun de ces seigneurs règne en maître, selon ses propres dogmes.

En résumé, le monde au travers du double filtre GAFAMT + BOFS est tronqué. C’est le syndrome du village Potemkine.

Attention donc à ne pas croire que le monde ainsi présenté est le « vrai ».

Comme le suggère Alain Damasio, dans la prolongation de son ouvrage « Les furtifs« , créons ce qu’il nomme archipels et soyons conscients. D’où la nécessité, incompressible, de se former, de chercher… De faire des efforts au final.

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